Quelle blatte avez-vous vue ?
La réponse change le traitement. Décrivez-nous ce que vous voyez, ou envoyez une photo par SMS : c'est souvent le moyen le plus simple de préparer la visite.
Blatte germanique probable. 13 à 16 mm, deux bandes sombres derrière la tête2. Elle vit à l'intérieur, surtout dans la cuisine et la salle de bain, là où elle trouve eau et nourriture2. Elle ne vit pas dehors : entre deux bâtiments, elle voyage avec les humains, dans des cartons, des sacs de courses ou des meubles1. C'est le cas qui demande le suivi le plus long, car elle se reproduit sur place.
Blatte orientale probable. Environ 2,5 cm, brun foncé à noire, lente, au ras du sol1. Elle recherche le frais et l'humide : caves, siphons de sol, canalisations1. Nous regardons donc d'abord le bas de l'immeuble et l'état des évacuations.
Blatte américaine probable. Environ 4 cm, brun-roux1. Elle fréquente chaufferies, gaines techniques, sous-sols et réseaux1. Une grosse blatte isolée ne dit pas la même chose qu'un groupe de petites blattes en cuisine.
Blatte des bois probable. Elle entre par la fenêtre et ne se reproduit pas à l'intérieur4. Fermez la fenêtre ou posez une moustiquaire : il n'y a rien à traiter, et nous vous le dirons si c'est le cas. Le guide pour reconnaître une blatte d'après sa taille et ses traces vous aidera à trancher.


Le déroulé d'une intervention type
Voici le protocole de désinsectisation que nous suivons pour un logement. Le détail dépend du diagnostic : une cuisine de studio ne se traite pas comme une cuisine de restaurant.
- Échange préalable. Vous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces, et si des voisins en parlent. Nous vous disons ce qu'il faut préparer, ou s'il n'y a rien à faire.
- Inspection. Cuisine et salle de bain d'abord, avec une lampe : dessous et arrière de l'évier, de la cuisinière, du réfrigérateur et du lave-vaisselle, fentes des placards, passages de tuyaux1. Les crottes, semblables à des grains de poivre, signalent une zone d'activité présente ou passée1.
- Pièges de suivi. Des pièges collants à la jonction du sol et des murs, près de la cuisinière et du réfrigérateur, où une étude américaine a compté le plus de captures68. Ils montrent où se trouve l'activité : ils servent à détecter et à suivre, pas à éliminer8.
- Traitement ciblé. Gel appât en petites gouttes dans les cachettes, à l'abri de l'eau et hors de portée des enfants et des animaux. Le produit et la dose sont choisis au diagnostic et suivent son autorisation.
- Consignes écrites. Ce que vous pouvez nettoyer, ce qu'il ne faut pas toucher, ce qu'il faut éviter : surtout pas de spray à côté du gel1.
- Contrôle. Relevé des pièges et nouvelle pose si nécessaire. Une fiche américaine de référence recommande de revenir toutes les 2 à 4 semaines, et de ne parler d'élimination qu'après au moins un mois sans blatte vue ni piégée2.

Pourquoi le gel appât plutôt qu'un produit pulvérisé
Une blatte doit manger pour muer, et la femelle doit manger pour se reproduire7. L'appât agit lentement, ce qui laisse le temps à l'insecte de retourner à sa cachette. En laboratoire, ses excréments tuent à leur tour une partie des plus jeunes, qui s'en nourrissent7. L'importance de cet effet dans un vrai logement reste discutée.
Les sprays, eux, n'ont pas d'effet durable8, et les pyréthrinoïdes qu'ils contiennent souvent repoussent les blattes2 : elles peuvent alors se réfugier ailleurs, y compris chez un voisin2. Le comparatif des solutions contre les blattes : gel, pièges, pulvérisation, fumigène détaille ce que chaque méthode permet.
Un technicien qui applique des produits réservés aux professionnels doit détenir le Certibiocide, un certificat individuel9. Demandez-nous le numéro de Certibiocide du technicien : nous vous le communiquons.
Pourquoi un seul logement traité ne suffit pas toujours
Dans un immeuble, les blattes passent d'un logement à l'autre par les réseaux, les murs mitoyens et les couloirs2. Une étude américaine sur 18 appartements conclut que la réinfestation vient de la dispersion depuis les logements voisins, et qu'il faut traiter en même temps tous ceux qui sont touchés10.
Le résultat le plus parlant vient d'un immeuble de 188 logements dans le New Jersey : avec un programme coordonné, l'infestation est passée de 49 % à 12 % des logements en 12 mois, contre 47 % à 29 % avec un service mensuel classique dans un immeuble comparable5. Ce ne sont pas des chiffres parisiens, et aucune étude ne les mesure à Paris. Mais 65,5 % des résidences principales du 9e datent d'avant 191911, et dans un bâti ancien, gaines et colonnes peuvent relier les logements (c'est une déduction) : nous regardons donc ce point à chaque fois.
Si les captures remontent après un premier résultat, ou si vos voisins voient les mêmes blattes, le bon interlocuteur devient aussi le syndic ou le bailleur. Nous expliquons pourquoi dans la page sur les cafards dans un immeuble ancien du 9e : le syndic y trouvera aussi son rôle.
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Combien de temps pour voir un résultat
C'est la question la plus fréquente, et elle n'a pas de réponse unique. Un appât peut demander 7 jours ou plus avant de montrer un effet8. Dans un petit essai américain sur 8 logements, avec un gel professionnel et une seule application, le nombre de blattes a baissé de 72 % à une semaine et de 99 % à quatre semaines, mais deux logements en avaient encore, et l'étude était financée par des fabricants16.
La biologie explique ces délais. Une femelle porte sa capsule d'œufs environ 3 à 4 semaines, à l'abri, et mange peu pendant ce temps37. Les jeunes mettent ensuite environ 41 jours à devenir adultes à 25 °C, et 87 jours à 20 °C, en laboratoire17. C'est pourquoi nous raisonnons en semaines de suivi, avec des captures à relever, plutôt qu'en une date de fin annoncée à l'avance.
Ce que nous ne promettons pas
- Pas de disparition en une visite. Les œufs protégés dans leur capsule échappent en bonne partie aux produits, et les jeunes qui en sortent doivent ensuite trouver un appât13.
- Pas de résultat sans le reste de l'immeuble, si l'infestation vient d'ailleurs. Nous vous le disons si c'est ce que nous observons.
- Pas de produit unique qui marche partout. Des résistances existent, et il faut essayer une autre substance si rien ne bouge après 2 à 3 semaines14.
- Pas de « désinfection » ajoutée par réflexe. Elle n'est pas une étape obligatoire d'un traitement anti-blattes dans un logement, d'après les textes que nous avons lus. Les allergènes, eux, restent plusieurs mois dans les crottes12 : c'est leur nettoyage qui compte.
Prix, frais, préparation : les pages à lire
Le coût
Nous établissons un devis après avoir compris votre situation. Ce qui fait varier le coût est expliqué dans la page sur le prix d'une désinsectisation à Paris.
Qui paie
Locataire, propriétaire ou copropriété : la réponse dépend de l'origine du problème. Voir qui paie le traitement.
La préparation
Vider ou non les placards, éloigner les animaux : voir comment préparer le logement avant le passage.
Un restaurant
Plan de lutte, traces écrites, cuisine en service : voir la désinsectisation d'un restaurant à Paris.
Nous intervenons dans le 9e et les arrondissements qui le touchent : 2e, 8e, 10e, 18e, ainsi que 1er et 17e à leur point de contact. La Ville de Paris indique que son Service technique de l'habitat n'intervient pas pour les cafards15 : pour un particulier, le recours est le plus souvent une société de désinsectisation, un exterminateur de cafards comme on dit parfois.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une désinsectisation de cafards ?
La durée de la visite dépend de la taille du logement et de ce que l'inspection révèle. Le traitement, lui, se juge sur plusieurs semaines : un appât peut demander 7 jours ou plus avant de montrer un résultat, et les contrôles s'étalent ensuite.
Comment se déroule une désinsectisation de blattes ?
Échange préalable, inspection à la lampe, pose de pièges de suivi, gel appât dans les cachettes, consignes, puis contrôle. Le détail figure dans la section sur le déroulé.
Faut-il quitter le logement pendant le traitement ?
Le gel appât est posé en petites gouttes dans des endroits inaccessibles. Nous vous précisons les consignes selon le produit retenu et la présence d'enfants ou d'animaux.
Y a-t-il un service public pour les cafards à Paris ?
La Ville indique que son Service technique de l'habitat n'intervient pas pour les cafards. Son service de salubrité intervient pour certains publics, notamment les personnes suivies par les services sociaux, d'après un compte rendu de 2016. Renseignez-vous auprès de la Ville si vous êtes dans ce cas.
Travaillez-vous aussi hors du 9e ?
Oui, dans les arrondissements qui touchent le 9e : 1er, 2e, 8e, 10e, 17e et 18e. Pas au-delà.
Sources (18)
- Potter M.F., University of Kentucky, Cockroach Elimination in Homes and Apartments (Entfact-614), révisé 06/2018
- Wang C., Rutgers Cooperative Extension, German Cockroach (FS1322), 2020
- Valles S., UF/IFAS, German cockroach, Blattella germanica (IN128)
- Uçkay I. et al., Cockroaches (Ectobius vittiventris) in an Intensive Care Unit, Switzerland, Emerging Infectious Diseases, 2009
- Wang C. et al., Effectiveness of Building-Wide Integrated Pest Management Programs, Journal of Integrated Pest Management, 2019
- Zha C. et al., Spatial Distribution of German Cockroaches in a High-Rise Apartment Building, Journal of Economic Entomology, 2019
- Buczkowski G., Kopanic R.J., Schal C., Transfer of ingested insecticides among cockroaches, Journal of Economic Entomology, 2001
- Sutherland A.M. et al., UC IPM, Pest Notes: Cockroaches, Publication 7467, 2019
- Ministère de la Transition écologique, notice explicative de l'arrêté Certibiocide, mai 2025
- Crissman J.R. et al., Population Genetic Structure of the German Cockroach in Apartment Buildings, Journal of Medical Entomology, 2010
- INSEE, recensement 2021, base Logement, calcul sur le 9e arrondissement
- Erban T. et al., décomposition des allergènes Bla g 1 et Bla g 2 dans les excréments, Journal of Medical Entomology, 2010
- Baggio-Deibler M.V. et al., Control of Periplaneta americana and Blattella germanica oothecae, International Conference on Urban Pests, 2017
- Brown W., Merchant M., Gold R.E., Texas A&M AgriLife Extension, Cockroach Biology and Management (E-359), 2012
- Ville de Paris, Lutte contre l'insalubrité, mise à jour du 22/10/2026
- Wang C. et al., Baiting for success, Pest Control Technology, juillet 2013
- Peterson M.K., Hu X.P., Appel A.G., Differential development and survival of Blattella asahinai and Blattella germanica, Journal of Economic Entomology, 2023
- Quéquet C., Blattes : un risque méconnu, La Revue du Praticien, 26/02/2026



